Humidité des bois

Le bois des arbres vivants contient une grande quantité d’eau. Le bois vert ou le bois récemment scié peut avoir un contenu d’humidité de plus de 200 %. La grande partie de cette humidité doit être éliminée pour la plupart des utilisations du bois destiné à l’emballage. Le bois est desséché soit par air, soit par séchage au four. Le contenu en humidité du bois est un des principaux facteurs ayant une influence sur sa résistance. Plus il est desséché, plus il devient solide. Toutefois, l’augmentation de la résistance ne se manifeste que lorsque le dessèchement atteint le point de saturation de la fibre. Dans cette condition, l’eau des cavités cellulaires s’évapore ; leurs membranes restent cependant saturées d’eau. A des fins pratiques, le point de saturation des fibres représente approximativement 30 % du contenu en humidité de la plupart des espèces. Les matériaux desséchés à 12 % du contenu en humidité peuvent être doublement durs à la flexion en comparaison avec le bois vert. Si le bois est desséché à 5 %, sa résistance à la flexion peut tripler. La résistance à l’extraction des clous est de 30 % supérieure pour le bois desséché que pour le bois vert. Sa résistance aux chocs peut cependant diminuer au fur et à mesure qu’il est desséché.

Le bois commence à se contracter quand le contenu en humidité tombe en dessous du point de saturation. Il arrête de se dessécher une fois qu’il atteint un équilibre avec les conditions de température et d’humidité relative de l’air ambiant. Ce point d’équilibre varie entre 10 à 25 % et dépend des conditions climatiques. La construction d’un emballage en bois vert est sujette à des déformations et au refendage ; il peut se détacher de l’armature de soutien, le pouvoir de clouage est réduit, etc. Il est donc important de n’utiliser que des matériaux desséchés n’excédant jamais 20 % d’humidité (l’idéal est 12 à 18 %) pour les emballages en bois. Cet état doit être bien en dessous du point de saturation et approcher le point d’équilibre, en tenant compte des conditions climatiques (température et humidité relative) des marchés cibles d’exportation.

La possibilité de réaliser des économies de fret par une réduction du poids de l’expédition est un autre facteur important dans ce contexte. Un emballage dont le bois est humide à 80 % ayant un poids de 9 kg peut ne peser que 6 kg si son contenu en humidité est à 15 %. Cette réduction de poids entraînera une réduction du coût du fret. Le même effet peut se réaliser par la réduction des dimensions du bois de sciage (poids net inférieur) pour les bois desséchés, dont les valeurs de résistance sont égales à celles des bois verts utilisés auparavant.

L’utilisation d’un bois trop humide présente deux inconvénients supplémentaires. Premièrement, son utilisation entraîne une augmentation substantielle du risque de corrosion et de moisissure des contenus de l’emballage. Deuxièmement, le bois mouillé peut lui-même être attaqué par champignons et bactéries destructrices, pouvant entraîner le pourrissement, la diminution de la résistance et d’autres effets négatifs possibles pour le produit emballé.